top of page
Rechercher

Mes mots techniques #3

  • Photo du rédacteur: Claire Tollu
    Claire Tollu
  • 4 févr. 2020
  • 2 min de lecture

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un mot qui m’a donné beaucoup de travail dans la dernière correction que j’ai faite. Il s’agit de l’adjectif « saint » employé devant un prénom. Vous ne voyez pas où est le problème ? Et si je vous dis que ce mot prend tantôt une majuscule, tantôt une minuscule ; qu’il est parfois suivi d’un trait d’union, mais pas toujours…

1. Avec une minuscule et sans trait d’union


Commençons par le commencement : le mot « saint » est employé pour désigner une personne qui a été canonisée.

Lors de notre dernier séjour familial en Bretagne, mon fils a eu la joie de découvrir une magnifique statue de saint Colomban (canonisé le 23 novembre 642). Eh oui, quand on parle d’une personne canonisée, il n’y a ni majuscule, ni trait d’union. Quelle humilité !


2. Avec une majuscule et sans trait d’union


On dit souvent que le pouvoir isole. Eh bien cela est vrai même en orthographe ! Car il y a une exception et ce n’est pas n’importe qui : il s’agit de Saint Louis. Comme les autres, il n’a pas de trait d’union. Mais il a droit à une majuscule. Un roi de France méritait bien ça !


3. Avec une majuscule et un trait d’union


Ces saints si importants pour nos aïeux occupent une place de choix dans notre quotidien. On les retrouve notamment dans de nombreux noms propres. Le mot « saint » prend alors une majuscule et, pour bien faire la différence avec les saints et les saintes qui ont donné leur nom, on ajoute un trait d’union.

Dans cette catégorie, il y a de nombreux édifices religieux, comme l’église Saint-Claude à côté de chez moi. Certains saints sont à l’origine d’un ordre religieux : on parle par exemple de l’ordre de Saint-Benoît.

Mais nos saints ne restent pas cantonnés à la religion. Ils sont très présents dans la toponymie : citons la ville de Saint-Étienne, la montagne Sainte-Victoire, le fleuve Saint-Laurent ou encore la rue Saint-Martin à Nevers où j’ai eu mon tout premier appartement…

Les saints ont également donné leur nom à des événements historiques, comme la Saint-Barthélemy, et à des noms de fête, comme la Saint-Sylvestre ou la Saint-Valentin.


4. Avec une minuscule et un trait d’union


Le dernier cas de figure concerne les noms communs issus de noms de saints : ces noms communs s’écrivent avec un trait d’union et une minuscule. Deux minuscules même : minuscule à « saint » et minuscule au prénom !

Les saints s’invitent notamment à notre table : ils ont donné leur nom à des vins, des fromages, des pâtisseries… Prenons quelques exemples : les œnophiles savent apprécier un bon saint-émilion ; les amateurs de fromage se régalent avec un morceau de saint-nectaire ; et pour les gourmands, rien ne vaut un saint-honoré !


Pour clore ce billet, j’ajoute une précision qui peut s’avérer utile : « saint » et « sainte » ne s’abrègent jamais. Il n’y a que dans les calendriers que les abréviations « St » et « Ste » sont tolérées.


Petit test : saurez-vous identifier Saint-Bernard, saint Bernard et saint-bernard sur l'image qui illustre ce billet ?

N’attendez pas la saint-glinglin pour me proposer votre réponse !

 
 
 

3 commentaires


Claire Tollu
Claire Tollu
06 févr. 2020

Bravo Capitaine Flamme !

J'aime

Capitaine Flamme
06 févr. 2020

En cas de péril vaut-il mieux se rendre à Saint-Bernard pour prier saint Bernard ou compter sur le secours de son brave saint-bernard ?

J'ai bon ???

J'aime

9olitol
04 févr. 2020

Si je comprends bien, tu veux, comme Bernard (qui s'appelait lui-même « simple abbé de Clairvaux ») « tourner [la] plume, à défaut de lance, contre notre tyrannique ennemi », la faute d'orthographe.

J'aime

©2019 by Claire Tollu - Correction
Proudly created with Wix.com

bottom of page